jeudi 14 mai 2015

Les Favignolles : Compte-rendu de la réunion publique du 16 Avril 2015

Les Favignolles
Compte-rendu de la réunion publique
du 16 Avril 2015

42 personnes étaient présentes, parmi lesquelles une bonne quinzaine d’habitants du quartier, venus le plus souvent à plusieurs, certaines femmes étaient accompagnées d’enfants – ce qui montre l’importance de prendre en compte la vie des habitants pour leur permettre de participer comme citoyens.

Un commerçant est excusé, ne pouvant venir comme il est seul en boutique.
La conseillère municipale Touria Demej a fait passer aussi ses excuses.

Yvon Chéry (de Dialogues à Gauche, nommée ensuite DAG) a introduit la réunion en rappelant le travail de l’association pendant les élections déjà, puis depuis décembre 2014 pour créer les conditions d’une consultation des habitants sur la rénovation du quartier, à un moment où l’association ne savait pas plus que ce que la NR et la publication de la mairie indiquaient. Le but de l’association politique Dialogues à Gauche est d’aider les habitants du quartier des Favignolles (alors qu’elle n’a pas d’élu) :
- en créant une envie de s’investir,
- en mettant en place les conditions pour qu’ils soient écoutés
- en les accompagnant tant qu’ils le demandent pour qu’ils aient confiance et asseoir leur légitimité.
Véronique Lafarcinade (directrice d’école, membre de DAG) a continué la réunion en expliquant la façon dont le projet de rénovation du quartier est pour le moment décidé : le contrat de ville réunit plusieurs acteurs, dont la Mairie de Romorantin. Il est prévu de mettre en place un comité citoyen donnant une place aux habitants.
Mais ce n’est pas toujours spontané que les citoyens soient entendus.
Actuellement, il existe un comité de pilotage (les directeurs d’école, par exemple, y figurent). Des membres du comité citoyen pourraient y figurer aussi.

Sylvie Hemme (de DAG) annonce que Touria Demej, conseillère municipale, est prête à  rencontrer les habitants qui le veulent avant juin.

1. Quel projet ? Qui décide ?
Les habitants : « On ne sait pas ce qui va se faire. »

«  C’est dommage que la mairie ne fasse pas la réunion. »
« En définitive, ils ne nous demandent pas notre avis, ils font bien ce qu’ils veulent, c’est pas facile pour être servis »
« Le maire devrait faire une réunion pour nous écouter, mais il faut être correct dans ce qu’on demande. Il faut des responsables, issus de notre réunion »

Analyse proposée : Il est vraiment important de penser à ce dont on a besoin, de définir les priorités du point de vue des habitants, pour décider à partir des propositions officielles. Il faut être présent pour créer un rapport de dialogue intelligent, où on fait respecter le point de vue des habitants.


2. Un constat : il n’y a actuellement aucun dialogue et un manque de transparence de la part de bailleurs sociaux pour les habitants
Les habitants : « La rénovation précédente a été très mal faite : du double vitrage sans VMC, il y a une humidité terrible »
« Bien sûr, ça part d’un bon sentiment, mais… »
« Ce n’est pas à moi de changer des joints des fenêtres, parce que les fenêtres sont mal posées »
 « Un bailleur, pour le chauffage, nous dit qu’il est soi-disant allumé depuis le 15 octobre, mais au mois de novembre, on a eu froid »
« J’ai marqué les heures où je n’ai que 19 ° C » Les habitants n’ont pas le choix de la température.
 « Le chauffage au sol, c’est de la merde, surtout quand on habite au-dessus des caves, c’est l’horreur, les enfants tombent malades »
« On apprend que des vannes ont été fermées », « les techniciens s’en aperçoivent au bout de la 4e fois où ils viennent »
« Les vannes sont dehors, sans sécurité, place Koenig, les jeunes s’amusent »
« Les techniciens auraient pu vérifier »
« La lumière au sous-sol est toujours allumée, le gardien ne fait rien, j’ai fait moi-même un papier »
 « 100 € de plus de chauffage l’an passé, alors qu’on a eu froid : c’était plus tôt pour combler les trous de budget, alors que l’an passé c’était très bien, et le rattrapage n’était que de 4,99 €, et il a fait plus froid dehors ! »
« Chaque année on reçoit un relevé global, je suis interpellée par les frais d’entretien, 1300 € par an, entretien de quoi ? »
« Cette année, je vais demander à voir les factures, je suis désolée, je ne refuse pas de payer, mais je veux savoir »
«  Il n’y a aucun dialogue, on n’est pas écouté, nous pauvres bédouins, on va subir »
« On paye dans les loyers, c’est dégueulasse : c’est honteux »
« J’habite rue Jules Guesde, c’est Terre de Loire Habitat aussi, il y a aussi beaucoup de problèmes dans les pavillons jumelés »
 « Il y a des gens qui ont peur de voter pour les élections qu’on a eues : le jour où les représentants des locataires sont venus, j’avais 16 °C chez moi, ils se sont rendu compte. Il faut leur dire, c’est eux qui nous représentent, qu’on soit de Blois, de Vendôme ou de Romorantin. »

Analyse proposée : Plus on s’impose, plus on obtient. Et il faut alors faire attention à deux choses importantes :
1. D’abord c’est bien, les travaux ont l’air de convenir, mais ensuite il faut être vigilant sur la question du suivi (qu’est ce qui est prévu en cas de dégradation, usure, … ?)
2. L’augmentation des loyers : la question s’e



st posée très récemment rue Ovide Scribe/Olympe de Gouge, certains loyers ont connu une augmentation de 54 €. On pourrait aussi dire que les bailleurs auraient dû rembourser les locataires pour les avoir logés dans des logements aussi vétustes. Les gens ont le droit à la rénovation, au nom de ce qu’ils ont subi. On ne doit pas payer deux fois, comme contribuables et comme particuliers.
Les habitants : « Rue Ovide scribe, c’est des marchés, il ne faut pas exagérer, il y a des subventions, … »  « On leur demandait le double, ils se sont battus ! »
Analyse proposée : il y a une part d’entretien dans les loyers, les bailleurs ont mis de côté pendant des années sans entretien digne de ce nom, cela représente des profits énormes. La bataille des loyers  représente un élément fédérateur. Il faut si nécessaire créer un rapport de force. Pour protester, on peut par exemple verser son loyer sur un compte parallèle au lieu de le payer au bailleur, tant que les travaux ne sont pas réalisés (voir les associations de locataires comme la CNL)
(Une habitante dans la salle confirme la qualité du travail de cette association pour les locataires rue Ovide Scribe. )
Devant le risque de se faire manipuler pour obtenir l’accord des habitants tout en imposant ensuite un fonctionnement toujours aussi peu à l’écoute des habitants, il faut se regrouper et s’exprimer.


3. Autour du logement : retrouver la convivialité, le vrai plus social du quartier
Le quartier pour les enfants :
Les habitants : « Il n’y pas de jeux d’enfants. L’autre jour, les enfants ont trouvé un nid d’abeilles, les gars de la ville ont dit qu’ils s’en occupaient, mais rien… Ils ne peuvent pas tout faire… »
« il y avait un toboggan, c’était bien »
« Pourquoi ils les ont supprimés ? Ils auraient pu construire autre chose »
« les gosses, ils n’ont rien du tout »
« Les enfants sont tout seuls dans la rue »
« Les mosaïques, les jeux, ils ont tout dégradé, les plantations non plus ne sont pas respectées, et devant les yeux des parents. Il faut que les parents leur apprennent le partage »
« Quand les enfants avaient fait les plantations, chacun une fleur avec leur nom, rien n’avait été dégradé, jusqu’à la fin de la saison »
« Tant qu’il y a eu des jeux, les parents et les enfants respectaient, à présent on voit les enfants faire n’importe quoi… courir sur la rue…
« Deux bancs ce n’est pas assez, ils sont toujours occupés, il faut des structures pour sortir, et pour que les enfants s’amusent »
 « Et puis les trottoirs, c’est moche ! »
« Ca fait 26 ans que je suis aux Favignolles, on n'ose plus faire des repas, manger des gâteaux tous ensemble »
« J’ai toujours connu les réunions de voisins, mais maintenant c’est chacun chez soi »
« Il y a un certain coin de la place de l’Europe, je n’irais pas la nuit »
« Moi, j’y vais, avec mes copines, je n’ai jamais eu de souci »
« Là ça change de plus en plus vite, et pas dans le bon sens »
Questions : Qu’est-ce qu’il faut remettre en place ? quelle quantité ? où ? pour quel âge ?

L’hygiène :
Les habitants : « Un moment, il y avait des rats chez moi, l’Opac disait que c’était à moi de m’en occuper : et si on n’a pas les moyens ? Jamais ils ne sont venus, et quand le gardien est venu un jour, ils ont mis 50 rats dans un sac poubelle. »
« Dans l’herbe derrière, il y a trop de crottes de chien, on ne peut pas s’asseoir, pour élever les enfants à respecter la nature, les propriétaires d’animaux doivent le faire. Je connais une femme qui jette bien les crottes de son chien, même celles des autres ! Elle fait ça pour les enfants. »
« Certains disent (dans la publication) qu’il faut cacher les poubelles, que les odeurs montent, mais  les commerçants du centre-ville sont plus sales qu’aux Favignolles. Si nous-même faisons attention, ce n’est pas la peine de demander aux voisins. »

La convivialité, les demandes d’aides doivent être entendues :
Les habitants : « J’ai été voir JL, je travaille avec les personnes âgées, je voulais une salle pour eux, toujours rien. Et ça ne servirait pas qu’ aux personnes âgées, il faut que tout le monde se rencontre. »
« Le 13 juillet, l’organisation était très bien, mais quand on est loin, rue des papillons, comment y aller ?
« Avant, il y avait des animations ici, pour les anciens, ou les jeunes, on pouvait prendre sa chaise et écouter la musique, être là. »
« La salle ici n’est pas assez grande, il en faut d’autres »
« Les activités sont bien, mais pour ceux qui n’ont pas 6 ans ? Mon fils veut aller avec ses frères. Il manque des places. »
« Il faut un lieu de rencontre pour les gens sans activité : si quelqu’un propose son savoir-faire, il pourrait le partager. J’ai la volonté de participer à un lieu où on peut venir faire des petits travaux manuel, discuter. »
« Les parents prennent mal les remarques sur leurs enfants. »
Analyse proposée : Le quartier qui continue à être agréable, il y a une vie du quartier qui existe, plus qu’ailleurs à Romorantin. Mais si on compare la qualité de vie ressentie d’il y a quelques années et celles d’aujourd’hui, cela ne va pas dans le bon sens.
Les habitants ont envie de retrouver ce qui existait avant : ils doivent demander des aides concrètes de la mairie
Le civisme c’est une recherche. Au lieu d’abandonner la rue à quelques-uns, on se prend en main pour reprendre sa place dans la ville. Quand le groupe est positif, ça influence dans le bon sens (« quand on se fait pas insulter »)
On peut réfléchir ensemble à comment recréer des espaces favorables à cette convivialité.

Analyse proposée : après le passage de la femme qui avait préparé une intervention globale (ses remarques ont été reportées dans les catégories correspondant aux autres moments de l’échange)
Se contredire est un danger pour faire avancer le débat. D’ailleurs devant les élus, dans un conseil citoyen, c’est toujours utilisé contre les citoyens, dont la parole paraît alors peu fiable.
Mais on peut résoudre les contradictions et poser le problème autrement : si on demande à être les acteurs de la chose, que l’organisation et l’installation soient pensées avec les gens, c’est comme ça que ce sera bien entretenu, respecté, que ça deviendra un projet intéressant pour les habitants. Il y a toujours un respect plus grand quand c’est neuf, et qu’on est responsable des changements. Au-delà des constats, on doit s’autoriser à formuler les demandes en dépassant l’opposition.
Les gens des espaces verts font remarquer qu’en centre-ville, ils ont vu une personne âgée prendre des plantes : « c’est mes impôts alors je me sers » se justifiait-elle.
Arrêtons de ne voir que les imbéciles : aux Favignolles, ce n’est pas pire qu’ailleurs, alors on doit pas faire moins qu’ailleurs.

Les habitants présents demandent de se faire accompagner, « il faut nous mettre le pied à l’étrier », pour aller voir Mme Demej, et construire ensemble le conseil citoyen.

L’activité commerciale
« Il faut garder ce quartier commercial, il faut venir y faire ses courses »
« Des bus, ça devient nécessaire » « Il y en avait ! »
« On avait la caisse d’épargne, et le bureau de tabac, c’était bien »

Le transport à la demande ? Ça existe ?
Les publications émanant de la mairie en parlent, pourtant :
« Jamais entendu parler, il y a juste le car pour les personnes âgés, c’est fixe, mardi et jeudi, pour le foyer Robert Serrault (ou Leclerc, mais ça n’existe plus, ou peut-être) »
 « Il faut adapter les entrées pour les handicapés »

Le rôle social de l’école :
« Pour l’aide aux devoirs, ils ont enlevé des personnes »« C’est un vrai besoin »
« La journée de 5 jours, les gamins sont crevés, c’est de la folie ce truc-là, ça fait payer plus de garderie »
« il y avait un temps, cuisine à l’école, le samedi à l’école, c’était super bien, j’avais donné une gazinière, c’est fini, on n’en entend plus parler »
Analyse proposée : pour reconstruire la vie sociale, il faut trouver des lieux, des rendez-vous où toutes les générations se rencontrent.
Tous les ans, l’aide aux devoirs est remise en cause, parce que le budget ne permet pas de finir l’année civile. En décembre, il n’y a plus de moyens.
L’USEP permet de faire beaucoup de sports différents - à petit prix grâce - aux professeurs des écoles qui s’investissent, mais il y a besoin de l’aide des parents qui veulent participer. Dans le quartier, on a besoin de parents pour le remettre en place, c’est une façon de faire vivre le vivre ensemble.


Bilan : quelle action à mener ?
Les habitants veulent rencontrer Mme Demej, avec l’appui de 3-4 membres de Dialogues à gauche.
On transmettra donc à tous les habitants un compte-rendu qui puisse aussi servir de base pour la conseillère municipale.
Les habitants expriment le souhait d’une prochaine réunion de travail en juin, ici avec d’autres habitants en plus, et la conseillère municipale.

L’urbanisme et le volet social sont vraiment liés dans l’approche des habitants. Seul l’aspect économique lié à l’emploi n’a pas été abordé lors de la réunion.

Compte-rendu proposé par l’association Dialogues à gauche

samedi 9 mai 2015

Prochaine réunion

Notre prochaine réunion aura lieu :

mardi 12 mai 2015 
à 20h, 
salle C du centre administratif
(Place de la Paix, à côté de l'office de Tourisme, sous le porche puis à droite)


à l'ordre du jour : 


- les actions prévues pour juin, 
- les réfléxions sur la journée de la transtion citoyenne 2015,
- la suite pour les Favignolles.
(Compte-rendu de la réunion du 16 avril bientôt disponible ici même).

jeudi 9 avril 2015

Conseil de la communauté de communes du 3 avril


COMPTE RENDU DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE
DU VENDREDI 3 AVRIL 2015






… ou la vie politique locale menacée de  mort  par elle-même


Après les apparentes empoignades de la campagne départementale entre PS (devenu sans étiquette), Droite et FN, les trois se retrouvaient autour de la table communautaire le 3 avril. Après la tempête, le calme plat !
ORDRE DU JOUR : le budget 2015, avec près de 20 millions d’euros en jeu (budget principal et budgets annexes), pas une paille ; l’installation du très haut débit sur 5 ans avec 2,4 millions d’euros de contribution communautaire, pas une paille non plus ; et une contribution à une rénovation de logements qui se finit par une hausse des loyers, de quoi réveiller la fibre sociale des plus endormis …
Un novice pourrait s’attendre à un débat nourri, car au-delà des trois tendances politiques, 15 communes sont représentées …
Les habitués, eux, n’auront pas été surpris : une heure de pièce tragi-comique écrite pour un acteur et une quinzaine de figurants, dans laquelle les bras se lèvent en cadence, et zéro question !
A Dialogues à Gauche, nous ne nous habituons pas à la mascarade démocratique !
è SUR LE BUDGET, peut-on prétendre représenter les citoyens sans s’interroger publiquement sur la destination des 20 millions d’euros ?
Or, il faut bien constater que la communauté de communes se contente d’accompagner les « initiatives » (comme le déplacement de Prolitol d’un site à l’autre, ou comme la rénovation de l’habitat), mais ne semble pas porter, par elle-même, un projet structurant de développement. Qui pense encore ? et à quoi ?
Ne parlons pas d’une éventuelle condamnation des politiques d’austérité assèchent les finances locales ! 
è SUR LES LOGEMENTS SOCIAUX. La communauté de communes subventionne à 30 % la rénovation tant attendue par les locataires de la petite cité HLM située rue Olympe de Gouges (donnant dans la rue Ovide Scribe). La subvention est motivée  par le souhait légitime des élus que Terre de Loire Habitat ne pratique pas une augmentation trop forte des loyers. Ce que craignaient les locataires. Mais à l’arrivée, ce sera tout de même 54 € de plus par mois pour certains locataires, soit plus de 600 € annuels. N’est-ce rien dans un budget modeste ? N’y a-t-il pas double peine pour les locataires : d’abord un logement insalubre sans diminution de loyer, puis une augmentation de loyer ?
Les élus auraient pu proposer un remboursement du trop payé pendant tant d’années ! Mais aucun élu n’a fait une quelconque remarque …


è SUR LE TRES HAUT DEBIT.  On se rappelle que la ville de Romorantin bénéficie, en tant que ville importante au sud de Blois, de la prise en charge complète par France Télécom-Orange de la mise en place du très haut débit sur toute la ville, dans tous les quartiers.
Ailleurs dans la communauté de commune, ce n’est pas la même chose. Là, il faut que l’argent public paye directement.
Pourquoi ? Pour avoir internet à très haut débit ? Oui, mais personne ne pose la question « Pour quoi ? pour quoi faire ? ». Le sens, ça n’intéresse personne ? Les citoyens, que pourront-ils en faire du très haut débit ? Cette absence de questions, c’est ça qui est inquiétant, car là-dessus, qui pourrait se vanter d’avoir des certitudes ?

Encore une fleur qu'on oublie de faire fleurir à Romorantin :
la démocratie, la vraie, par la variété pour jardin uniquement...
(photo CC - Romorantin avril 2015)

Citons Romain Lacombe, qui a travaillé à la modernisation de l’Etat pour Etatlab : « Notre administration est conçue pour un monde qui ne bouge pas alors que nous faisons face à une accélération du rythme des changements. Toute notre organisation publique est encore empreinte d’Ancien Régime. Nous en avons gardé un tropisme pour les grands projets, on adore les réseaux, la fibre, le TGV. Mais on ignore superbement les usages, alors que ce sont eux qui font tout le caractère révolutionnaire du numérique et la puissance des géants d’internet » (Cité par Laure Belot, La déconnexion des élites, Les Arènes, 2015, p. 172)
Et il ajoute, comme s’il avait expérimenté les remarques de Jeanny Lorgeoux sur le sujet : « J’ai vu des hauts-fonctionnaires qualifier ces questions de « joujoux » et de « bla-bla » de sujets de saltimbanques alors que ce sont aujourd’hui des enjeux qui revêtent une importance géopolitique. »

Mais comme Dialogues à gauche n’avait pas le droit à la parole pendant le conseil de communauté de commune, il n’a pas pu montrer de façon aussi éclatante combien il n’avait rien compris à l’intérêt du très haut débit pour le monde rural, pour les citoyens, pour l’emploi, pour les services publics, … évidemment, aucun de ceux qui avaient le droit de parler n’avaient davantage réfléchi à la question… Au lieu de ça, l’orateur a trouvé de quoi réaffirmer sa position dominante traditionnelle de patriarche, avec les mots qui lui sont associée, ceux de la domination sexuelle ! Eh oui, un budget riche, c’est un budget fécond ; une belle mise en œuvre, c’est tout de suite mieux quand on parle d’abord d’érection, avant de déflorer … Quand on est un homme, qu’on a du vocabulaire, qu’on est très puissant, il est bon de choisir ses mots, pour faire comprendre à tous par qui on se fait b…ercer !

La nécessité d’une sixième république, démocratisant toutes les institutions, est plus que jamais d’actualité. Imaginons par exemple que le public des conseils municipaux et communautaires soit autorisé à poser des questions …
Aux électeurs du Front National, nous tenons à signaler que leur représentant s’est inclus dans le système politique qu’il fait mine de dénoncer, en n’interrogeant sur rien.
A présent, la balle est dans votre camp : faites connaitre ce compte-rendu, débattez à votre niveau sur la politique menée, bref, comme nous, faites vivre la politique à Romorantin ! On lâche rien !

                           

Les membres présents dans le public : Yvon, Chantal, Geneviève et Aurélia.

mardi 7 avril 2015

Si on vous dit "la terre", à quoi pensez vous ?

Nous relayons l'initiative du Centre St Exupéry


Samedi 11 avril 2015 
au Centre
à Romorantin

Projection d'un documentaire à 14 h 
suivi d'un débat avec Sophie Lebrou la co-réalisatrice  
Deux jeunes agronomes sont partis en Chine, en Inde et en France à la rencontre d'hommes et femmes de cultures très différentes, tiraillés entre tradition et modernité. Chaque spectateur de ce film est invité à reconsidérer son propre lien à la terre. 

Le débat est ouvert sur les relations entre l'homme et la nature, entre notre alimentation et l'environnement, nos modes de vie et l'avenir de notre planète. 
Ce film a été réalisé pour le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD)-Terre Solidaire qui soutient près de cinq cents projets sur tous les continents. 




16 h    Troc de graines et plantes  pour accueillir le printemps !

Gratuit , il suffit d'apporter le meilleur de nous-mêmes .


 Les témoignages, retour d'expériences, sont les bienvenus (amap, choix agriculture bio, difficultés, relations producteurs, consommateurs, etc).

Faites passer le message largement autour de vous si possible !

dimanche 29 mars 2015

Prochaine réunion et une publication à venir dans les boites aux lettres

La prochaine réunion de notre association politique aura lieu :

Mardi 31 mars 2015
à 20 h 00
Centre administratif de la place de la Paix
salle C
(après le porche, juste à droite)

Au programme : 
- répartition de la distribution de la publication
- préparation de la réunion publique 

La publication sera disponible dans les boites aux lettres à partir de cette fin de semaine, ainsi que sur ce blog.

dimanche 8 mars 2015

COMPTE-RENDU DU CONSEIL MUNICIPAL DU 23 FEVRIER 2015

                       
COMPTE RENDU DU CONSEIL MUNICIPAL
DU 23 FÉVRIER 2015




Mme Katia Vacher est excusée. (procuration à M. Gabillas)
Secrétaire de séance : Mme Stéphanie Marquès

  1-  Carte scolaire :

Le Conseil municipal demande à l'Inspection Académique de confirmer l'ouverture d'une classe à l'école Émile Martin (classe qui avait été provisoirement ouverte à la rentrée 2014) afin que les enfants continuent d'étudier dans de bonnes conditions, ainsi que l'ouverture d'une 5ème classe à l'école de Saint Marc en lien avec les nouveaux logements construits et occupés sur ce quartier.

Voté à l'unanimité.

  2-  Orientations budgétaires 2015

Exposé par Mme Sylvie Baudat :
- du budget principal : la dette serait de 589 euros par habitant (moyenne nationale : 949 euros/hab pour les villes de même rang démographique). Pas de nouvel emprunt prévu en 2015.
- des budgets annexes (eau : 2,8 M euros ; assainissement : 1,75 M euros ; immobilier d'entreprises : 740 000 euros ; lotissements Romo1 : 958 000 euros)

Les taux des 4 taxes resteraient inchangés :
taxe d'habitation : 25,43 %
foncier bâti : 31,9 %
foncier non bâti : 65,5 %
ordures ménagères : 10 %

Orientations financières du budget principal proposées pour 2015 :
recettes réelles : 27,4 M euros (diminution de 2,51% par rapport aux prévisions de 2014)
dépenses réelles : 25,3 M euros (diminution de 5,81% par rapport aux prévisions de 2014)
Masse salariale par habitant : 837 euros/hab

Orientations financières des budgets annexes

Interventions de M. Louis de Redon:

-        Ces orientations budgétaires arrivent tardivement, sans que la commission des finances se soit réunie.
Réponse de M. le Sénateur-Maire : Nous n'avons pas encore les chiffres du gouvernement pour les recettes (subventions). La commission des finances (dont fait partie M. de Redon) se réunira bien pour expliquer les différentes ventilations.
-        La dette par habitant est passée de 207 à 389 euros par habitant : attention !
Réponse de M. le Sénateur-Maire : la dette était quasiment nulle il y a 2 ans grâce à une politique de grande rigueur en amont, mais il n'y avait plus d'avance sur les recettes dues à Matra, puis la dette a été utilisée prudemment pour faire des travaux (à peine 600 euros/hab contre une moyenne nationale d'environ 1000 euros)
-        Les conseillers de la liste de M. de Redon sont solidaires de la Mairie qui a décidé de ne pas augmenter les taxes locales. Mais il fait remarquer que le taux des ordures ménagères (OM) est resté à 10 % alors que le service a été diminué par 2 ! Quels ont été les résultats de l'enquête menée sur les OM ?
Réponse de M. le Sénateur-Maire : concernant les OM, les recettes de fonctionnement baissent, donc le taux augmente. L'enquête n'a pas été menée par la commune mais par la CCRM (Communauté de Communes du Romorantinais et du Monestois) afin de décider du type de fiscalité (taxation ou redevance)
Le commentaire de DàG : on voit bien la façon dont la vie locale échappe un peu plus au regard des citoyens par le biais de l'échelon « Communauté de Communes » dont justement les citoyens ne se sont pas encore saisis, alors que de plus en plus de sujets cruciaux s'y décident. C'est pourquoi assister aux conseils municipaux va de pair avec assister aux conseils de la Communauté de Communes.

-        La masse salariale est très importante !
Réponse de M. le Sénateur-Maire: 911 familles de Romorantin avaient perdu leur emploi à Matra, parfois même les 2 membres d'un couple ; la Mairie avait donc alors fait le choix de rendre des services à certaines familles, ce qui a augmenté la masse salariale. Mais il est prévu qu'à moyen et long terme, cette masse salariale soit contenue voire diminuée.
Le commentaire de DàG : C'est un sujet sensible que nous avions eu à cœur de traiter pendant la campagne électorale. Faire le point sur les emplois en regard des services rendus à la population, avec une politique d'emploi tournée vers les services publics, pour le bien commun est indispensable 10 ans après Matra afin de faire de la masse salariale de la Maire un vrai atout pour la ville.
Trop souvent à la Maire le problème des temps partiels est mal posé, certains services souffrent d'un manque de recrutement (parfois un proportion très importante de fonctionnaires n'est pas remplacée, sans logique autre qu'économique), et d'autres services paraissent à la population comme trop bien dotés.
Mais là, si la masse salariale est diminuée, cela doit se faire dans une définition encore plus rigoureuse des besoins de la population, avec la population ! On voit très bien les dangers de la politique d'austérité arriver. On voit très bien aussi comment la réduction des effectifs se fera sans doute à la Mairie sans bruit, le recrutement « amical » se défaisant aussi facilement qu'il a pu se faire.

-        Les permis de construire sont en baisse, ce qui est normal vue la conjoncture nationale, mais il faut être vigilants.
-        Dans les documents remis aux Conseillers municipaux, il manque des détails sur les investissements (voiries, écoles...)
-        La population de Romorantin est en baisse, et contrairement à ce que dit M. le Sénateur-Maire, M. de Redon pense qu'on n'est pas encore « dans le creux de la vague ». Cela entraîne une diminution des entrées fiscales et donc certainement des problèmes pour les budgets à venir si on garde le même cap politique en matière d'emplois.
Réponse de M. le Sénateur-Maire : Les dires de M. de Redon sont en contradiction avec sa position pour le dossier Akali !... La ville de Romorantin est desservie par sa position géographique : coincée entre Blois, Orléans et Vierzon/Bourges... M. le Sénateur-Maire estime que le nouveau mode de comptage joue en notre défaveur... Il rappelle des réussites récentes sur la commune en matière d'emploi : l'entreprise GPS de Colona qui a permis à 180 personnes (essentiellement des femmes) de trouver un travail, et l'accompagnement de l'entreprise Caillaud, qui permettra, il l'espère, d'aboutir prochainement à de bonnes nouvelles en matière d'emploi...
Le commentaire de DàG : combien de personnes de Romorantin sur les 180 embauchées ? La politique d'emploi, nécessaire pour dynamiser le bassin, doit être mise en place en toute transparence en établissant bien la part du privé, celle de la Communauté de Commune, celle de la Ville et des autres collectivités, au lieu de tirer la couverture à soi en cas de réussite et de laisser les autres assumer les carences.

2ème intervention de M. de Redon en réponse :
-        Contrairement à ce qu'affirme M. le Sénateur-Maire, il n'intervient pas du tout en tant que « donneur de leçons ».
-        En matière d'emploi, il est  persuadé que les choses pourraient être faites autrement.
-        Il estime que le nombre d'emplois annoncé par M. le Sénateur-Maire dans la NR pour le dossier Akali est exagéré.
-        A noter que la population de Vendôme, elle, augmente...

Réponse de M. le Sénateur-Maire : C'est la Communauté de Communes qui investit dans l'industriel, et pas la commune.

Pas de vote pour ce point de l'ordre du jour (il ne s'agit que d' « orientations ») .

   3-  Concours de la CCRM sollicité pour un montant de 1 M euros pour les travaux de l'ancienne usine Normant sur Romo 1

Ce montant se décompose en 500 000 euros sur 2015, et autant sur 2016. Ce financement est déjà intégré dans le budget de la CCRM.
Les dépenses totales de cette réhabilitation sont estimées à 5,6 M euros HT. Les subventions (Région + CCRM) s'élèveraient à  3 M euros, ce qui resterait 2,6 M euros de participation pour la ville...

Intervention de M. de Redon :  Ses conseillers municipaux et lui sont opposés à cet investissement, sur le fond, considérant que d'autres choix auraient pu être faits, qui leur semblent davantage prioritaires. Pourquoi demander 1 M d'euros à la CCRM ?
Réponse de M. Lorgeoux : la quote-part de Romorantin dans la CCRM pourrait nous permettre de demander 540 000 euros/an à la CCRM, et nos demandes ont été inférieures à ce montant les années précédentes favorisant ainsi les petites communes... Il fait remarquer que nous n'avons pas obtenu 1 seul centime de la part du Conseil Général pour ce dossier !

Vote : 7 contre ; 2 abstentions.

  4-  Demande de subvention à l’État pour travaux du réseau d'assainissement route de Longueval

Voté à l'unanimité.

  5-  Convention de servitude pour l'installation d'ouvrages de distribution et de raccordement ErDF et GrDF

Concerne le bâtiment du «  bateau lavoir » , des logements collectifs route d'Orléans, et l'installation d'un poste de transformation.

Voté à l'unanimité.

  6-  Accord pour recevoir des lycées, une contribution financière pour l'utilisation d'installations sportives municipales.

Intervention de M. de Redon : des parents du primaire et du collège se plaignent de l'utilisation des installations sportives de la ville.
Réponse de M. Cordonnier : tous les ans en juin, les professeurs d' EPS des collèges et lycées se réunissent afin de se répartir les différentes installations sportives municipales.
Le commentaire de DàG : Un réponse qui n'en est pas une, puisque le volet « primaire » n'y est même pas considéré. Or, M. Cordonnier, gestionnaire au collège M. Genevoix, et donc présent au conseil d'administration de l'établissement, voit formulées très régulièrement des demandes de la part des équipes d'EPS pour que les équipements sportifs de la ville soient renforcés et optimisés.

Voté à l'unanimité.

  7-  Acompte sur subvention au SOR demandé par le président

vote : 3 abstentions (dont celle du président du SOR, conseiller municipal)

  8-  Autres points à l'ordre du jour  (?)

M. le Sénateur-Maire demande d'emblée aux Conseillers municipaux s' ils souhaitent un vote pour chacun des points restants à l'ordre du jour, ou si on englobe tout dans un vote unique.... sans énoncer publiquement ces différents points....  
Le commentaire de DàG : Indélicatesse voire manque de respect pour le public présent qui ne saura donc pas ce qui sera voté !

M. de Redon précise qu'il souhaite que le dernier point soit voté à part.
Mme Hermsdorff demande des précisions sur le dernier point qui, croit-on comprendre, parle de frais engagés dans le cadre du jumelage...
Réponse de M. le Sénateur-Maire : le montant correspond aux frais d'essence.

Vote : 9 abstentions

  9-  Questions diverses

Toutes seront posées par M. de Redon, M. Gabillas ayant brillé par son mutisme tout au long de ce Conseil municipal...

-        M. de Redon signale que tous les Romorantinais n'ont pas encore reçu les nouveaux bacs jaunes. Il s'inquiète aussi de problèmes de sécurité qui pourraient résulter aux abords des conteneurs de verre (cf bris de verre sur la chaussée, peu de place pour se garer par endroits)
Réponse de M. le Maire : il estime qu'il faut compter 1 mois pour que tout soit parfaitement au point pour le ramassage des déchets.
Le commentaire de DàG : On remarque aussi, notamment dans les petites rues du centre-ville, que les nouveaux conteneurs jaunes sont bien plus volumineux que les conteneurs marron. Or, ils sont parfois entreposés sur les trottoirs, faute de place dans les habitations individuelles exiguës sans cour ni jardin. Ça fait déjà râler élus et usagers, il faudra bien trouver à cela une réponse dans la concertation !


-        M. de Redon souhaite avoir des précisions sur ce qu'il a découvert dans la NR : le Conseil municipal de Pruniers s'est prononcé contre le projet d'enfouissement des boues sur la route de Gy à Romorantin.
Réponse de M. le Maire : le conseil municipal de Pruniers n'avait pas à se prononcer sur ce point puisque...ce projet n'est pas finalisé !
-        M. de Redon demande à M. le Sénateur-Maire ce qu'il est prévu de faire pour la station essence située sur l'ancien site du Leclerc qui est toujours fonctionnelle mais qui est en mauvais état, pas entretenue.
Réponse de M. le Sénateur-Maire,  très agacé : « ce n'est pas à moi qu'il faut poser la question, mais au directeur du centre Leclerc ! »


La séance est alors promptement levée, vers 19h30...