jeudi 1 mai 2014

Conseil des communautés de Commune, on y était aussi !


         
COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES COMMUNAUTÉS DE COMMUNES DU 24 AVRIL 2014-04-29

A 18h30 A LA MAIRIE DE ROMORANTIN
 


Petit public de 7 personnes (dont 2 suppléants de la séance)
2 absents : Mr Marchenoir ayant donné son pouvoir à Mr Mouton (maire de Selles-sur Cher)
                    Mr Harnois (non représenté)
source : http://www.romorantin.com/
15 communes appartiennent désormais à la communauté de communes du Romorantinais et du Monestois totalisant 47 conseillers (entre parenthèses, le nombre de conseillers par communes) :
Billy (2) , Châtres -sur -Cher (2), Langon (2), Maray (1), Mur-de-Sologne(2), Gièvres (3),La Chapelle Montmartin(1), Loreux (1), Mennetou-sur-Cher (2), Pruniers-en Sologne (3), Romorantin-Lanthenay (20 dont 15 de la liste de Mr Lorgeoux, + 4 de la liste de Mr de Redon, + Mr Gabillas pour le FN), Saint-Julien-sur Cher (2), Saint –Loup-sur-Cher (1), Villefranche-sur-Cher (4), Villeherviers (1).
A noter : seules les communes n’ayant qu’un conseiller ont droit à un suppléant.
Le président nommé pour l’élection du président est le doyen : Mr Pierre Barbé (maire de St Loup)
La secrétaire nommée est Sylvie Doucet (maire de Châtres)
2 scrutateurs se proposent : Mme Brigitte Dewaele (liste de Mr de Redon)
                                                   Mr Christophe Thorin (maire de Mennetou)
(Ces 2 scrutateurs seront largement mis à contribution, puisqu’il n’y aura pas moins de 27 votes au cours de ce conseil, dont une vingtaine à bulletins secrets comme l’exige la loi !  Ceci explique que le conseil durera environ 2 heures, à comparer aux autres conseils de cette communauté de communes qui  avaient  pour habitude de ne pas excéder une heure de par l’absence de débats… Sur ce dernier point, ce conseil n’a guère  dérogé à la « tradition », avec une seule véritable intervention « contradictoire » du maire de Pruniers…)

1-   Election du président :
1 seul candidat : Mr Jeanny Lorgeoux, élu à la majorité (36 oui et 10 blancs)
Mr Lorgeoux remercie les votants de leur confiance, et  souhaite  continuer  à assurer avec les conseillers cette responsabilité dans un esprit de large rassemblement, de tolérance, sans parti  pris, dans l’intérêt général.
(Cela signifie-t-il que des débats de fond n’auront toujours pas leur place durant les séances ?)

2-    Nombre de vice-présidents
Proposition du nouveau président (qui reprend la présidence du conseil) : 9
Il  souligne qu’il pourrait par la suite étendre ce nombre à 10 si le chapitre des ordures ménagères s’incluait dans les compétences de la communauté de communes.
Prise de parole de Mr de Redon concernant les différentes compétences.
Vote : 38 pour, 3 contre, 5 abstentions.

3-    Election des 9 vice-présidents, à tour de rôle sur propositions de Mr Lorgeoux :
-         Chargé des finances : Mr  J.-Pierre Autrive (maire de Langon)
-         Chargé du tourisme : Mr Christophe Torin (maire de Mennetou)
-         Chargé des  relations institutionnelles : Mr Claude Chanal (maire de la Chapelle-Montmartin)
-         Chargée d’urbanisme et SCOT : Mme Nicole Roger (Romorantin)
-         Chargé du logement et cadre de vie : Mr J.-Claude Oton (maire de Villefranche)
-         Chargé du développement économique et du contrat local de santé : Mr Guimonet (Romorantin)
-         Chargée de la communication : Mme Sylvie Doucet (maire de Châtres)
-         Chargé de l’aménagement numérique : Mr Robert Mougne (maire de Gièvres)
-         Chargé de l’aménagement du territoire : Mr Yves Pothet (maire de Mur)
(A noter : pas d’autres candidats proposés pour chacun des postes…)
Intervention de Mr Claude Thérèze (maire de Pruniers) : il se dit heureux que la vallée du Cher soit bien représentée, mais très déçu de n’avoir pas été contacté pour que Pruniers, 3ème commune de cette communauté de communes soit représentée avec un poste de vice-président ! Il est désolé que cette assemblée soit politisée…
Réponse de Mr Lorgeoux : « Elle est politisée de votre fait ! S’il y a une commune qui a brisé cette homogénéité, c’est bien Pruniers ! »Il évoque alors la menace du recours au tribunal administratif contre la création de la communauté (cf Mr Bisson), son  comportement dans le dossier du BA critiquant la contribution de la commune de Romorantin, et le vote « pour » de la précédente maire de Pruniers, pour le rattachement de Lassay à la communauté de communes du Controis… (Comme quoi, en politique, les rancœurs ont la vie dure et longue… Et les votes à bulletin secret ont leur importance…)
Mr de Redon précise qu’ils se sont abstenus  sur ces votes car ils n’ont pas été consultés…

4-   Election du bureau communautaire
Mr Nicolas Garnier (maire) pour Billy, Mme Jacqueline Echard (maire) pour Loreux, Mr Gérard Thué (maire) pour Maray, Mr Claude Thérèze pour Pruniers, Mr J.-Louis Marchenoir (maire) pour St Julien (qui pourrait être remplacé par Mr Auger en cas d’indisponibilité), Mr Pierre Barbé (maire) pour St Loup, Mr Raphaël Hougnon (maire) pour Villeherviers.
Petite note d’humour : lors du vote pour St Julien, un conseiller a voté « Marcheblanc », détendant ainsi quelque peu l’atmosphère !

5-   Délégation de pouvoir du conseil au président et aux vice-présidents :
Voté à l’unanimité.

6-   Indemnités des titulaires
Le montant maximal est de 2565,99 euros brut par mois pour le président, et 940,10 euros par mois  pour les vice-présidents.
Proposition de Mr Lorgeoux : rien pour le président puisque Mr Lorgeoux touche déjà ses indemnités en tant que maire et en tant que sénateur lui permettant d’arriver à un certain plafond (conformément à la loi), et 840 euros mensuels pour les vice-présidents (afin de se préserver une réserve  au cas où il y ait une compétence supplémentaire au sein de la communauté de communes pour les ordures ménagères.)
(Remarque : le fait que Mr Lorgeoux ne puisse pas toucher les indemnités de président pourrait-il expliquer qu’il n’y ait pas eu d’autre candidature pour la présidence afin de pouvoir faire faire cette économie à la communauté de communes ?)

7-   Election de délégués
- pour le conseil de surveillance du centre hospitalier (Mr Guimonet)
- pour le syndicat de la vallée du Cher et Romorantinais (Mme Roger)
- pour « 3 vals aménagement » (qui possède par exemple tous les terrains de la communauté de communes) (Mr Lorgeoux, suppléante Mme Roger)
- pour l’office du tourisme communautaire
- pour le syndicalisme pour le schéma directeur numérique
- pour la maison de l’emploi
- pour la mission locale

Chantal Charron pour Dialogues à gauche



à noter : les compte-rendus officiels sont disponibles sur la page concernée du site internet de la mairie de Romorantin (mais celui de cette séance n'est pas encore disponible) : 


Un premier mai... pour croire encore au travail ?

Si le premier mai est le jour du commerce libre, des petits jeunes qui vendent du muguet et des vide-grenier, il est aussi un jour militant, où on ne va pas travailler pour le patron, mais faire travailler son cerveau pour mieux réfléchir à ce que c'est que travailler.
Alors bien sûr, nous étions 40 à 50 convaincus (dont une dizaine de Dialogues à gauche) place De Gaulle devant la halle de Romorantin, ce matin à 10h30. Ce n'est pas beaucoup (même si ce n'est pas si mal, et bravo aux vaillants courageux).
Pourtant, le message n'en est pas moins important : 
- Nous étions si peu parce que peu de travailleurs croient encore que le travail puisse être un outil de développement de l'individu. Nous vivons sous le règne du travail, et le travail au quotidien est tout sauf une fête. Il est une contrainte des corps et des esprits, et malgré ça chacun a peur de le perdre. En effet, on nous a bien convaincu que le travail était la seule façon d'être heureux (quel paradoxe !) et que sans lui, vous n'existez pas. La menace du chômage fait tout supporter aux travailleurs, dans l'angoisse. C'est une nécessité absolue de faire changer cette ordre des choses, mais quel chantier ! Qui osera proclamer le droit au bonheur de ceux qui ne travaillent pas ?
Ce matin vers 11 heures, contre la pluie, hauts les cœurs !
- Le contexte politique nous a été rappelé par les collègues syndicalistes, contexte bien morose : la politique d'austérité qui exonère les grands groupes économiques pour mieux peser sur l'impôt et qui fera tout sauf relancer une économie fondée sur la consommation ; la politique internationale tendue qui menace directement l'Europe à l'est par la montée en puissance de la Russie, et à l'ouest par le vaste traité de libre échange entre l'Europe et l'Amérique du nord, ouvrant la porte à un libéralisme toujours plus destructeur pour les êtres humains. Mais qui veut que les citoyens regardent ça bien en face et exigent de véritables mesures de protection des libertés, exigent responsabilité, justice sociale, solidarité ?

- Enfin, nous restons vigilants contre le front national et les extrêmes droites, autour de nous, dans le pays et au-delà. Le collectif V.I.S.A (Vigilance et Initiatives Syndicalistes Antifascistes) sert d'alerte et relaie les informations : à suivre absolument !

La lutte syndicale conserve donc tout sa raison d'être : chacun doit faire vivre les instances dont il se sent proche en sensibilisant les autres travailleurs à la pensée sur leur propre travail. Chacun est une force, une intelligence, ne nous laissons pas dire le contraire.

dimanche 27 avril 2014

Compte-rendu du conseil municipal du 18 avril 2014 (avec des détails et encore des détails !)

Conseil municipal du vendredi 18 avril à 20 heures

Présents pour Dialogues à gauche (parmi un public fourni) :
Chantal Charron, Yvon Chéry, Genevièvre Dartau, Daniel Decreux, Aurélia Stedransky

  1. Nomination d’une nouvelle adjointe au logement
Mme Géry ayant dû décliner le poste « pour des raisons personnelles », c’est Stéphanie Marquès, la benjamine de l’équipe, qui prendra le relai. La délibération prend la forme d’un vote, conformément à la loi.
On notera l’ironie avec laquelle M. Lorgeoux a réussi à faire voter les deux conseillers FN (voir le dernier conseil municipal) en leur faisant inscrire sur leur bulletin « refus de vote ».  On notera aussi que la droite n’a pas daigné proposer un candidat, pour la forme.

  1. Vote du pouvoir au maire pour certaines dépenses sans vote du conseil municipal
Un chapitre un peu plus politique : il s’agit de donner au maire la possibilité de faire certaines dépenses en dessous de certains plafonds, sans recourir au vote du conseil municipal. Or, vu les plafonds, on peut se demander si c’est vraiment démocratique.
En effet, l’exemple le plus frappant est celui des travaux, le seuil du pouvoir demandé par le maire au conseil étant de 6 millions d’euros ou encore les 250 000 euros pour les droits de préemption...
Commentaire de M. de Redon :  « Vous bâillonnez un peu la démocratie ». Réponse du maire : « je vous laisse libre de vos propos pour votre première intervention en conseil municipal ».
Et le comble, le FN (rappel : ils prétendent veiller farouchement sur l’argent public), eh bien le FN s’abstient sur ce vote – évidemment, juste pour ne pas faire comme le reste de la droite.

  1. Pouvoir donné au maire pour accorder les permis de construire, voté à l’unanimité.

  1. Désignation de membres pour les commissions obligatoires (dont le nombre de membres est encadré par la loi).
Le vote peut se faire à bulletin secret, mais il se fit d’emblée à main levée, avant que le maire n’en ait demandé la permission au conseil. C’est vrai que c’est un petit détail de forme, mais quand on a un juriste qui préside l’opposition, on pourrait s’attendre que la loi soit rappelée. Finalement, la salle a fait entendre cet oubli, et M. Lorgoux s’est empressé de le réparer d’un air d’évidence, histoire de ne pas trop s’étendre sur son erreur.
Il s’agissait donc des commissions suivantes :
- le syndicat mixte sur la question de l’électricité
- aménagement de la Sauldre
- la commission d’appel d’offre (4  de la mairie et 1 de droite)

- la commission de délégation de service public local (délégation pour les services du camping, de l’assainissement de l’eau, de la gestion de l’aire des gens du voyage) : les quatre mêmes de la mairie et un autre de la droite.
- la commission consultative des services publics locaux (prix et qualité de l’eau et de son assainissement) : le maire donne la liste des membres désignés issus des organismes et associations de consommateurs : en outre, on trouve cinq membres élus, les quatre mêmes de la mairie et un autre de la droite.
- les commissions des impôts directs communale, puis intercommunale : on y trouve respectivement 32 et 11 membres, choisies parce qu’elles sont « des personnalités indiscutables et indiscutées pour la connaissance intime de la commune ». Oui, M. Lorgeoux aime bien quand on ne discute pas trop, et il aime aussi le rappeler en passant.
- le centre communal d’action sociale (CCAS) est composé de huit membres du conseil municipal et de huit membres nommés. Le FN pourra se consoler de ne pas y siéger politiquement puisqu’un des membres de droit en est proche, M. Darniche.
M. Gabillas, conseiller FN, s’est amusé à qualifier la droite d’ « opposition collaborationniste » parce que M. de Redon prend le parti de ne lui laisser aucune place quand c’est de son ressort. M. Lorgeoux prend un malin plaisir à faire ressortir que ce n’est pas sa faute.
Tout le monde s’amuse bien, on aura de quoi commenter dans la presse, c’est formidable, mais le débat politique est nul.

  1. Les commissions non obligatoires : M. Lorgeoux souligne qu’elles sont instaurées « dans un esprit participatif » - tiens, tiens, on se réapproprie le vocabulaire de notre liste, mais pas d’illusion, uniquement dans le but de le vider de son sens. En effet, le maire a bien souligné par la suite qu’il était, avec le conseil municipal, le propriétaire et le détenteur de la décision. Tout cela est facultatif. De là à en conclure que la démocratie est facultative… Le vote se portait sur les commissions suivantes :
- la commission sur l’attribution des marchés pour les travaux supérieurs à 5 millions d’euros
- la commission des finances (12 membres dont deux de droite et une FN)
- urbanisme environnement
- affaires scolaires (9 représentants de la majorité municipale dont MM. Houry, Dupuis, Mmes Orth, Marquès, Géry, + Mmes Hermsdorff et Dewaele, et M. Gabillas)
- sport (12 représentants du conseil municipal, dont une seule femme pour la mairie, parité pour les deux de droite et Mme Vacher pour le FN).
- le comité consultatif sur la circulation (dont sécurité, etc) : on notera l’absence d’association cycliste, contrairement à la mandature précédente. Soit c’est un oubli, soit ils sont compris qu’en se réunissant tous les 18 mois, ce comité ne servait qu’à faire semblant de consulter.
- on finit le tour des commissions par les représentants de la mairie dans des commissions extérieures : territoire et développement, conseil d’administration des lycées et collèges, conseils d’école, bureau d’information jeunesse, contrat enfance,  office des sport (dont un de droite), le patronage des écoles, la mission locale.

Cela est conclu par une absence d’intervention.

  1. Vote des taux d’imposition pour 2014
On notera qu’aucune des oppositions n’a fait de commentaire… Pourtant, ils avaient quelques petites idées pendant la campagne – ou pas…

  1. Vote du budget : le gros morceau

Les chiffres principaux se trouvent dans la Nouvelle République de mardi. Mais on peut rappeler ces éléments :

Pas d'augmentation des taux communaux des taxes d'habitation, foncières, non bâtis et d’ordures ménagères, emprunt de 7 millions, augmentation dépenses de fonctionnement de 1,31% et des recettes de fonctionnement de 3,93% ; 1,2 millions de subventions aux associations.

Nous pourrons vous livrer les notes que nous avons prises sur les détails happés vol plus tard. La liste a été longue, car il n’avait pas eu de commission des finances pour dégager le terrain, et le maire s’est ingénié à faire remarquer combien elle était ennuyeuse. Nous pouvons saluer l’énergie vaillante de la conseillère municipale, Mme Baudat, visiblement extrêmement à l’aise pour égrener les chiffres. L’absence habituelle de gratitude de M. Lorgeoux (qui conclut d’un ton faussement comique « je vous remercie, je vous autorise à vous désaltérer), son ton condescendant pour lui proposer son aide (Eût-il mieux réussi qu’elle ? Peu probable à la vérité), sa façon de couper la parole à ses collaborateurs, rien n’a départi Mme Baudat de son sourire. Bref, la classe.

Au moment des interventions, on pourra souligner tout de même l’habile tentative de manipulation des chiffres par le maire pour dissimuler la gêne que crée l’endettement. D’un ton très léger, il veut faire croire que M. de Redon manie des chiffres erronés, parce que M. le maire préfère les chiffres actuels de l’endettement, plus flatteurs que ceux à venir : 115 € cumulé par habitant en 2013, 615 € prévu pour l’année en cours, que M. de Redon présente comme le double pour les contribuables, puisqu’en réalité seule la moitié des foyers est imposable.
M. de Redon, après avoir déploré d’avoir reçu les documents très tardivement sans les détails énumérés par Mme Baudat (haha, il va falloir s’habituer à découvrir plein d’infos lors du conseil même) analyse aussi la question des priorités : où sont l’emploi et la question de la démographie dans le budget proposé ? M. Lorgoux assure que les travaux publics sont une mine d’or pour les entreprises locales – on entend d’ici les commentaires.
Tout cela dit à l’adresse de M. de Redon d’un ton suffisant, sans jamais le regarder, l’invitant à conserver le ton de la « modestie politique »  puisque les électeurs l’ont choisi lui, Jeanny Lorgeoux. (C’est le moment dans ce texte où on peut rire, même rire jaune, bon).
Toujours la même pirouette qui balaye la validité de toutes les critiques et qui sert à décourager les vrais gens de s’intéresser à la politique : « vous êtes obligés de me critiquer, c’est le jeu démocratique ». Comme si tout cela était un jeu, que prendre la parole en conseil municipal n’avait aucun sens. Mais véritablement, pour affirmer que Jeanny Lorgeoux est bien décidé à faire ses choix tout seul.

A la suite de cela, il est remarquable qu’aucun conseiller d’opposition n’ait repris la parole !
Rappel : le règlement du conseil municipal, rédigé par l’équipe de M. Lorgeoux bien sûr, permet de reprendre la parole une fois, si on la demande ; c’est-à-dire de parler en deux fois. On peut donc corriger les leçons de morales – au risque bien sûr de se faire « corriger » une seconde fois, puisque c’est toujours le même qui a le dernier mot.

8.  Participation de la ville aux différents syndicats et différentes annexes.

9.    Plan de prévention des risques d’inondation

10.  Solliciter une subvention pour les travaux intérieurs de la fabrique Normant

Coût total : 5,3 millions HT dont 2,2 millions de subventions
Une analyse, qui n’a pas été faite par l’opposition lors du conseil municipal : cette subvention entre dans la négociation concernant Romorantin comme pôle de centralité. On peut donc vraiment se demander comment Jeanny Lorgeoux arrive à convaincre les institutions publiques de financer toujours des travaux d’embellissement de la ville, sans que les volets emploi ou qualité des services publiques n’entrent véritablement en ligne de compte.

11.  Logement sociaux avenue Nelson Mandela, immeuble en forme de bateau lavoir
Il s’agit de 8 logements construits par « 3F » pour 130 000 euros à répartir sur 2014, 2015, 2016.
M. de Redon demande à qui les logements sont destinés, mauvaise formulation, le maire ne comprend pas que la question est de savoir si ces logements seront adaptés à des personnes à mobilités réduites, par exemple, des personnes âgées. Car, encore une fois, le cahier des charges pour ces logements sociaux est inexistant. On se contente de faire du logement social, sans rien demander aux organismes bailleurs en échange des subventions accordées.

12.  Achat de terrains pour prolonger une voie
La conséquence, remarquée par la droite et reconnue volontiers par la mairie, est de rendre service aux propriétaires quand c’est possible, en faisant de ces terrains des candidats à la viabilisation.

13. La politique en faveur de la jeunesse
De belles paroles furent prononcées, annonçant un soutien à l’éducation populaire, l’accompagnement de projets relatifs aux initiatives prises par les jeunes eux-mêmes, la promesse que des suites réelles seront données au dossier « Romo demain ». Un peu de rêve en fin de conseil.

12 bis. Utilisation des installations sportives par les lycées, moyennant 14 000 euros pour le lycée C. de France, et 7 000euros pour le lycée Denis Papin.

14. 1/3 de page chacun à M. le Maire et aux 2 oppositions du Conseil Municipal  dans la revue « Romo Dialogue ».

  1. Une contractuelle est embauchée pour un an renouvelable sur la question du commerce de proximité, plaçant l’Arca comme intermédiaire privilégié avec la mairie sur ces sujets. Il s’agit en effet d’Isabelle Brandissou qui tenait un commerce de décoration place de la Paix et qui était élue présidente de l’Arca jusqu’à récemment.


Aucune question diverse n’a été posée… Ainsi l’ordre du jour donné par la mairie satisfaisait pleinement tous les nouveaux élus…

Au secours, les Romorantinais ont élu ceux qui n'avaient rien à dire !


Fin de la séance 22 h 40.

Aurélia Stedransky pour Dialogues à gauche 

samedi 26 avril 2014

Un conseil municipal du 18 avril bien mou, bien fade...

Le conseil municipal qui a eu lieu la semaine dernière laisse un goût amer à l'opposition que nous formions précédemment... Mal préparé par les oppositions de leur aveu même, il s'est montré pauvre au niveau du contenu comme au niveau de la force politique.

Sans doute les fins stratèges prennent-ils le temps d’affûter leurs armes pour les rendre plus perçantes... En attendant, on ne peut que déplorer leur attitude : 
- un conseil sur le budget avec AUCUNE question diverse,
- un manque de répondant au point de ne jamais reprendre la parole après la leçon de morale (que M. Lorgeoux tient toujours à asséner à ses adversaires après qu'ils ont formulé leurs idées contestataires)...



Bref, tout le monde s'est plié plus ou moins à l'ordre du maire, lui offrant un gentil triomphe bien propret... 

Dans l'opposition, les deux partis se fâchent pour savoir qui méritera l'épithète "républicain", mais ils oublient qu'ils doivent avant tout donner du sens au nom d'  "opposition".


Aurélia Stedransky pour Dialogues à gauche

mercredi 9 avril 2014

Compte-rendu du conseil municipal du 5 avril 2014 à 10h

Rappel : le conseil municipal d'installation est régi par des règles très strictes, il est donc attendu que son contenu politique soit nul, et en effet, il est forcément très subtil.



Deux conseillers municipaux absents, excusés, ayant donné procuration à Mr Lorgeoux pour Mme Doyon, et à Mr De Redon pour Mr Giraudet.
Mr le maire désigne Stéphanie Marquès comme secrétaire de séance, celle-ci étant la plus jeune personne du Conseil Municipal.

Les 33 conseillers municipaux:

-  Jeanny Lorgeoux; Nicole Roger; Didier Guénin; Hélène Le Déan; Michel Barré; Sylvie Baudat; Bruno Harnois; Agnès Doyon; Michel Guimonet; Stéphanie Marquès; Michel   
   Duval; Colette Géry; Michel Houry; Andrée Pouget; Roger Leroy; Touria Dehmej; Yannick Cordonnier; Claudine Bonnisseau; Michel Cheminot; Catherine Orth; Marc Dupuis;
   Anny Pitault; Dominique Fuster; Roseline Bretel
-  Louis de Redon; Isabelle Hermsdorff; Joseph Augugliaro; Brigitte Dewaele; Pascal Giraudet; Danielle Cottereau; Olivier Jolivet
-  François Gabillas; Katia Vacher    

1 - Election du maire    (à bulletins secrets)
 
La présidence de ce vote est confiée à la doyenne du Conseil Municipal (Mme Daniellle Cottereau) selon le protocole.
Assesseurs: Mmes Le Déhan et Dewaele
3 candidats: Mr Lorgeoux; Mr de Redon; Mr Gabillas.   Chacun recevant les voix des membres de sa liste, Mr Lorgeoux est élu maire.
Selon le protocole, aucune prise de parole n'est autorisée avant ce vote.
Mr le maire adresse des remerciements à tous les anciens conseillers municipaux, de la majorité et de l'opposition, en les nommant.
Il évoque la rude et noble tâche qui les attend: 
                       1- l'emploi
                       2- achever l'aménagement de Romo 1 et St Marc, et celui du centre ville et des Favignolles
                       3- élever le débat démocratique en refusant rumeurs et démagogie, par un esprit de tolérance et d'humanité.
2- Définition du nombre d'adjoints au maire
Mr le maire propose de conserver le même nombre que précédemment, soit 9.
Mme Vacher (FN) prend la parole en évoquant dans son introduction la campagne ; Mr le maire lui coupe alors la parole (en tapant du poing sur la table) en disant qu'il s'agit ici uniquement de se positionner sur le nombre d'adjoints. Mr Gabillas demande alors la parole pour dire que les élus du FN proposent 6 postes.
Mr de Redon est d'accord pour les 9 postes.
Conclusion du vote: 31 pour 9 adjoints. Proposition adoptée donc à la majorité.
Les 2 représentants du FN refusent de prendre part au vote, suite à l'incident .
3- Nomination des 9 adjoints   (à bulletins secrets)
1 seule liste est proposée, par Mr Lorgeoux et ses conseillers: 1er adjoint: Mr Guénin
                                                                                            2ème   "  : Mme Roger
                                                                                            3ème   "  : Mr Baré
                                                                                            4ème   "  : Mr Guimonet
                                                                                            5ème    "  : Mme Le Déan
                                                                                            6ème   "  : Mr Duval
                                                                                            7ème   "  : Mme Baudat
                                                                                            8ème   "  : Mr Houry
                                                                                            9ème   "  : Mme Géry
24 votes "liste complète"; 7 votes blancs. 
Adopté à la majorité.

4- Détermination des indemnités des fonctions des élus

Mr le maire propose 2.757,34 euros brut pour le maire; 1.229,89 euros brut pour les adjoints; 284 euros brut pour les 6 conseillers municipaux délégués.
Mr Gabillas propose une baisse de 30%.
Mr de Redon propose une baisse symbolique de 10% vu le contexte économique.( Mr le maire répond qu'il avait déjà précédemment réduit l'enveloppe de 30.000 euros)
24 voix pour la proposition du maire; 7 abstentions. 2 refus de vote (FN). Adopté à la majorité.
5- Création d'un emploi de collaborateur de cabinet du maire
Mr le maire précise que ce poste sera occupé par Mme Tania André.
Mr de Redon estime que l'existence d'un tel poste est justifié pour une ville de la taille de Romorantin.  Cependant, lui et son équipe s'abstiennent au moment du vote.
Les élus du FN, s'étant laissés convaincre par Mr Lorgeoux de reprendre part aux votes afin d'assurer leur rôle, se prononcent contre cette proposition.
Conclusion: proposition adoptée à la majorité.
La séance est levée à 11h.
                                                              ___________________________
Pour info, le prochain conseil municipal devrait avoir lieu le 18 avril, avec notamment l'attribution des délégations et le vote du budget.
Info de dernière minute, trouvée dans la NR d'aujourd'hui:
Délégations confiées par Jeanny Lorgeoux aux 9 adjoints: 
-1-  Didier Guénin:         associations de l'environnement, du développement durable, du patrimoine et du tourisme
-2-  Nicole Roger:          urbanisme et affaires communautaires
-3-  Michel Barré:          services techniques et de la sécurité publique
-4-  Michel Guimonet:    affaires sociales, de la jeunesse, et de l'intégration
-5-  Hélène le Déan:       culture
-6-  Michel Duval:          affaires scolaires et des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC)
-7-  Sylvie Baudat:         finances et budget
-8-  Michel Houry:          sport
-9-  Colette Géry:          logement
Huit conseillers délégués: Bruno Harnois:           santé publique et affaires sanitaires
                                      Agnès Doyon:            marchés et agriculture
                                      Roger Leroy:              équipements sportifs et office des sports romorantinais
                                      Touria Dehmej:           animation des quartiers
                                      Yannick Cordonnier:    prospective
                                      Michel Cheminot:        handicap et clubs de foot
                                      Marc Dupuis:              services administratifs, services techniques et écoles primaires
                                      Dominique Fuster:       informatique et NTIC


Chantal Charron pour les sept membres de l'association présents.

dimanche 6 avril 2014

Premier conseil municipal, premières analyses...

Samedi à 10 heures se tenait le premier conseil municipal depuis les élections, celui qui installe officiellement le maire, les adjoints et la directrice de cabinet. Avant de lire le compte-rendu de la NR lundi ou mardi, avant que nous vous fassions notre traditionnel compte-rendu exhaustif, voici les premières impressions, nos premières analyses...

- Du monde ! il y en avait, certains étaient debout, même, pour assister à cette séance ! Seuls deux conseillers municipaux étaient "excusés" et avaient donc donné procuration. Dans le public, nous étions sept de la liste "Romorantin votre ville citoyenne et solidaire", en plus des sympathisants.

- hommes et femmes séparés ? Conséquence de la parité, une mise en scène étrange pour ce premier conseil : les hommes étaient d'un côté et les femmes de l'autre, à l'exception des conseillers FN. Pour autant, encore une fois, l'égalité ne passe pas par la case Lorgeoux : quatre adjointes pour cinq adjoints plus un maire, décidément, on aime bien montrer que les décisions doivent être prises par des hommes dans cette ville... Déplorable.


Pauvre petit conseiller FN qui ne maitrisait
pas bien les subtilités de l'art de parler... ;-)
- une opposition républicaine... et deux autres conseillers ! M. de Redon a introduit chacune de ses interventions en s'affichant leader de l'opposition républicaine, ce qu'a fini par remarquer M. Gabillas. Il a donc voulu protester. Mais M. Lorgeoux l'a mouché facilement, retournant contre lui son attitude négative : en effet les deux conseillers FN ont refusé de participer aux votes, alors même qu'ils ont été élus pour cela, ils ne pouvaient donc pas se vanter de jouer le jeu républicain. Après quoi, ils ont voté finalement, retenant la leçon infligée par M. Lorgeoux.

- des petites incohérences lourdes de sens : sans surprise, M. de Redon a approuvé avant le vote le maintien d'un poste de directrice de cabinet, feignant de ne pas savoir à qui serait attribué le poste (une façon aussi de clarifier les rumeurs de changement à ce poste ?). Le petit laïus en faveur du poste de dir' cab', comme on l'appelle, était assurément une riposte à l'un des premiers points de notre programme et une complaisance, une posture affichée comme constructive, toute doucereuse, à l'égard du maire, car entre MM. de Redon et M. Lorgeoux, le jeu des escarmouches n'a assurément pas commencé. Pourtant, alors que droite et socialistes étaient tous bien d'accord, sur le principe, les conseillers de droite se sont abstenus... Et à cela, aucune justification donnée au public : voudrait-on jouer à l'opposition tout en ne l'étant pas vraiment ? Une façon de ménager la chèvre et ses propres électeurs ? Oh, non, il doit sans doute y avoir une excellente explication républicaine à cette attitude, cela n'a sans doute aucun rapport avec la cuisine politique, aucun.

Conclusion provisoire : le premier conseil municipal de la mandature est censé n'avoir aucun contenu politique, il est régi très sévèrement par des lois ne tolérant aucun écart. Mais que l'on soit un politicien aguerri, un fin limier de l'art de parler ou que l'on se laisse simplement porter par l'ambiance de la séance, il n'est pas si difficile de comprendre que les tensions de la mandature sont déjà définies.


Aurélia Stedransky pour Dialogues à Gauche